La goélette

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     Navire emblématique de Brest, La Recouvrance porte le nom du plus célèbre quartier de la ville ainsi nommé car à cet endroit se trouvait une chapelle placée sous l’invocation de Notre-Dame de La Recouvrance, c'est-à-dire de la vierge vouée à la ‘’recouvrance’’ des navires et des marins abandonnés à la fortune de mer et au péril de guerre. C’est une réplique d’un aviso, bateau militaire du début du XIXème siècle, qui assurait à l’époque la transmission des plis et avis urgents. Ces fonctions furent ensuite étendues à la surveillance et à la protection sur les côtes d’Afrique puis à la lutte contre les navires négriers.

     Le projet lancé en 1990 par une association brestoise dans le cadre du concours des ‘’Bateaux des côtes de France’’ est confié en 1991 au Chantier du Guip spécialisé dans la construction de navires traditionnels et qui s’implante à Brest pour la circonstance. La mise à l’eau se déroule en grande pompe, lors du rassemblement de Brest 92, en présence d’une foule de milliers de spectateurs enthousiastes. Le bateau tire ses premiers bords en 1993, effectue sa croisière d’endurance en 1994, tandis que les aménagements intérieurs s’achèvent au printemps.

     Ce bateau ambassadeur est devenu aujourd’hui la propriété de la communauté urbaine (Brest Métropole Océane) et témoigne à travers toute l’Europe, de la tradition mais aussi de la modernité de la vocation maritime de la pointe bretonne, à l’occasion des nombreuses escales qu’il accomplit chaque année en réalisant une moyenne de 220 jours de navigation.

 

 



Les carnets de bord   Trop longtemps la France a ignoré son patrimoine maritime. Dans les années 1980, une poignée de passionnés par les voiliers anciens, lecteurs d’ArVag et du Chasse-Marée, se lance dans la restauration de bateaux traditionnels. L’engouement est tel que des projets associatifs de reconstruction de bateaux mythiques fleurissent dans de nombreux ports de France et bien sûr de Bretagne.

     La mise à l’eau de La Recouvrance lors des premières fêtes maritimes de Brest en 1992, est l’un des temps forts de cette réappropriation : construite sur les plans d’un aviso de 1817, la goélette est aujourd’hui l’ambassadrice emblématique de la ville de Brest.

     Ce livre relate l’aventure que fut la construction du bâtiment, de sa première croisière d’endurance, suivie d’autres navigations hauturières sur des mers parfois rudes : Manche, Mer du Nord, Baltique, ou vers des rivages plus hospitaliers : ports hanséatiques, Irlande, Euskadi, Galice.

     Hervé GRALL évoque dans ses carnets de bord les émotions du marin découvrant les réactions à la mer d’un navire, né d’un rêve un peu fou, qu’il convient d’apprivoiser avant d’en goûter toutes les qualités.

     Ce précieux document de l’un des pères de La Recouvrance est préfacé par Hervé Hamon.

 

Le livre est publié aux éditions Skol Vreizh (www.skolvreizh.com) – 41 quai du Léon – 29600 MORLAIX – Rel : 02 98 62 17 20 .

 

L’auteur   Hervé GRALL est né à Brest en 1940. Fils, petit-fils et arrière-petit-fils de marins, la mer et la Bretagne ont toujours constitué les références cardinales de sa vie et ont eu sur lui une influence décisive. Géographe de formation, il a commencé par exercer différentes fonctions de responsabilité dans des coopératives de marins-pêcheurs, avant de devenir directeur du port de plaisance de Brest puis d’Océanopolis. Après avoir poursuivi sa carrière dans une agence de développement économique, il a terminé son parcours professionnel comme expert maritime spécialisé dans le domaine portuaire de plaisance.

     Parallèlement, ses centres d’intérêt personnels ont combiné l’influence de cette tradition maritime familiale à un attrait particulier pour l’histoire. Très investi dans le mouvement du patrimoine maritime, il a été associé à la rénovation d’un voilier de travail, le coquillier Général Leclerc, en tant que président de l’association Lenn Vor, puis président de la Fédération Régionale pour la Culture et le Patrimoine Maritime (FRCPM), tout en ayant été l’un des initiateurs du projet de construction de La Recouvrance. Administrateur à Nautisme en Finistère ainsi qu’à l’Almanach du Marin Breton, il est également président de l’association des familles des victimes de la tragédie de Mers-el-Kébir.

 

Pour contacter l’auteur : voir rubrique « contact » ci-contre.

 

Naviguer à bord de La Recouvrance   Réplique d’un aviso, navire militaire du début du XIXème siècle, ce type de navire destiné à l’origine à transmettre des plis ou avis urgents fut aussi utilisé à la protection du commerce sur les côtes d’Afrique et des Antilles et pour lutter contre la traite des noirs.

Construite à l’initiative d’une association brestoise dans le cadre du concours national des ‘’Bateaux des côtes de France’’, la goélette a été mise à l’eau lors du rassemblement de Brest 92 et a commencé à naviguer en 1993.

Bateau ambassadeur et propriété de la Communauté Urbaine (Brest métropole océane), La Recouvrance témoigne de la tradition maritime de la pointe de Bretagne. Elle participe aux grands événements nautiques et embarque des passagers pendant une période de navigation d’environ 220 jours par an.

-         L’équipage est composé de 5 marins professionnels (1 capitaine, 1 second, 3 équipiers dont 1 cuisinier) qui encadrent les passagers pour les faire participer à la vie du bord et aux manœuvres en fonction de leurs compétences et de leurs motivations.

-         Le confort à bord : 12 couchettes, 2 ensembles WC-douche et 3 lavabos avec eau chaude – Cuisine équipée – Un grand carré décoré dans le style Restauration.

-         Caractéristiques de la goélette : Longueur hors-tout, 42m – longueur de coque, 25m – largeur maximum, 6,4m – tirant d’eau, 3,2m – tirant d’air, 28m – déplacement , 150 t – voilure, 430m2.

-         Nombre de passagers : 18 en sorties à la journée – 12 en croisières haururières.

 

Contact : contact@larecouvrance.com

 


 

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Françoise Pingaud 16/11/2014 12:12

Très joli blog, Hervé. Ça donne envie de partir en croisière ! A suivre...